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Lundi 14 août 2006 1 14 /08 /2006 16:20

Bonjour fidèles lecteurs,

aujourd'hui, je vais continuer à vous parler de la circulation au Viet-nam. Tout d'abord fidèle lecteur, il faut bien se rappeler que les motos sont le principal moyen de transport ici. Donc, te demandes-tu sans doute, fidèle et perspicace lecteur, comment font les Vietnamiens pour transporter des objets lourds ou encombrants, sur une simple mobylette?

Et c'est la que se situe l'une des plus grandes qualités des Vietnamiens: le système D, la débrouille, la Méthode à Larache.

Ci-dessus: une moto, et derrière un cyclo très chargé

Que peut-on transporter sur une moto? (liste non exhaustive, mise à jour régulièrement)

- 1 personne

- 2 personnes

- 3 personnes

- 4 personnes ( le père, la mère, les enfants)

- 5 personnes! oui, c'est possible.

- un réfrigérateur mais attention ! Un grand réfrigérateur, avec congélateur!

- 10 canards (morts, heureusement pour eux): 2 sur le guidon, 2 dans la corbeille, 6 sur le siège

- des ventilateurs mais attention ! Un ventilateur de salon (c'est-à-dire qui fonctionne avec une prise électrique, en temps normal), avec un pied (au moins 80cm de haut) , et surtout qui fonctionne pendant que la moto roule!

- un pare-brise de camion

- une branche de bambou (plus de 3 m de long)

- des nasses en bambou (pour attraper des poissons) de 1 m de longueur

- un vélo

- 8 sacs de riz (20 kilos chacun)

- des meubles: table basse, chaises, armoire...

- un étal de marché, avec toute la marchandise

- une vingtaine de poussins (en vie) dans une cage

- 3 cochons (morts) sur le siège arrière 

- un arbre (2 m de haut, avec son pot)

- 3 palmiers

- un déménagement (le père, la mère, le fils, et toutes leurs affaires (dire qu'en France, on utilise des camions pour ça))

- 5 fontaines à eau pleines (celles qu'on trouvent dans les bureaux,18 l chacune: 3 sur le siège arrière, 2 entre les jambes)

- des tuyaux de 3 mètres de long

- ...

 

 

 

 

Par Jean-Paul - Publié dans : Le Viêt-nam
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Dimanche 13 août 2006 7 13 /08 /2006 16:32

Salut à toi, o fidèle lecteur,

Aujourd'hui fut une journée inoubliable puisqu'elle fut le théatre de notre rencontre avec les enfants parrainés.

Nous nous sommes retrouvés, eux, Mme Bich Van et nous-mêmes à 9h ce matin devant l'hôpital de Hoi An. Une ribambelle d'enfants nous attendaient sous la pluie, armés comme tous les Vietnamiens d'une immense cape en plastique transparent leur servant de K-Way.

Les présentations furent brèves à cause de la pluie, qui tombe presque sans discontinuer depuis hier midi, et nous nous mimes en route pour notre première étape : le magasin de chaussures.

Nous eumes alors l'occasion de mieux découvrir ces 11 enfants agés de 8 à 17 ans qui sautaient de rayon en rayon ( même si le magasin en comptait peu). Les plus jeunes cherchaient la paire de tongs ou de claquettes portant le plus beau dessin tandis que les plus grands essayaient eux les modèles en cuir. Chacun fit son choix sans contrainte et au bout d'une demi heure nous avons pu alors nous diriger vers notre seconde étape : la papeterie.

C'est alors que nous avons assisté avec bonheur à leur excitation d'effectuer leurs achats de rentrée des classes, tout comme nous il n'y a pas encore si longtemps. Les uns se jetaient sur les cahiers tandis que les autres choisissaient leurs stylos. Mme Bich Van choisit avec eux les livres scolaires pendant que nous aidions certains à porter des piles de cahiers déjà trop lourdes pour eux.

 

J'ai en tête un enfant en particulier, un garcon de 13 ans  mais qui en semblaient 3 de moins, avec ses petites lunettes sur le bout du nez et son air malin, qui n'arrêtait pas de me regarder mais qui n'osait pas me parler. Je suis venu lui demander son prénom et son âge, avant d'aborder des sujets nettement plus importants comme s'il aimait le foot ou quel parfum de glace il préférait. Il m'a alors parlé de Zidane, phénomène mondial, de Germany World Cup, de glace à la coco, de son école... Cette discussion fut conduite avec un réalisme incroyable puisque notre anglais reste de part et d'autre tres limité...

Nous sommes restés plus d'une heure dans la papeterie, et il fut remarquable de constater que ces enfants nous semblaient tout simplement heureux. Un bonheur simple. En contradiction totale avec les fiches de chaque enfant indiquant sa situation familiale ou de logement. Un simple geste leur a donné le sourire, le temps d'un moment que l'on espère le plus long possible et pour cela nous remercions tous les parrains.

Nous sommes ensuite allés boire un soda tous ensemble, où nous leur avons demande si tout se passait bien pour eux, explique combien l'ecole est importante. Mme Bich Van nous a traduit ce qu'a dit le représentant des enfants parrainés, "nous remerciant infiniment pour l'aide que nous leur apportons et pour leur permettre d'aller à l'école".

Nous avons ensuite discuter avec eux même si leur timidite était évidente.

 

Des photos de groupe et individuelles ont été prises, nous ne manquerons pas de les publier, et les cadeaux et lettres des parrains nous les ayant transmis ont été distribués. Ils nous ont remis de leur côté un dessin pour leur parrain, que nous enverrons dès notre retour en France.

Pour moi ce fut un moment vraiment fort, idem pour Iwan, Camille, Flo et JP et nous avons vraiment réalisé à quel point un petit geste de notre part à tous peut être important ici.

 

 

Par PC - Publié dans : Mission 2006
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Samedi 12 août 2006 6 12 /08 /2006 16:43

Nous avons commencé la journée d'aujourd'hui par un nouveau cours de francais aux collégiennes et collégiens de Kim Dong.

Pour diversifier un peu nos activités et rendre plus ludique l'apprentissage du francais, nous avions pour trame une matinée "crepes".

On a commencé par leur expliquer ce que sont des crepes, à quelle occasion et avec quoi on les mange (les vietnamiens mangent des sortes de crêpes mais plus épaisses et à la crevette et aux légumes, pour un repas complet). Cela nous a permis de donner du vocabulaire simple, comme les ustensiles de cuisine, la vaisselle, les ingrédients...

Les premières minutes ont été plutot calmes, et quand on a commencé à leur dire qu'ils pouvaient nous aider à mélanger les ingredients, ils ne sont pas fait priés et ont alors pris les choses en main.

Le groupe avec qui j'étais était uniquement composé de garcons, l'un d'entre eux ayant visiblement une passion pour la cuisine. Il battait la pate avec des baguettes pendant que je versais le lait, provoquant les rires de tous quand ses voisins se faisaient asperger suite a une accéleration de baguette mal controlée.

Les garcons semblent ici visiblement autant attirés par la cuisine que les filles, et font preuve comme nous d'un appetit sans faille. Les filles se contentent elles de goûter ou manger doucement, au plus grand plaisir de la  gente masculine.

Est ensuite venu le moment de faire sauter les crêpes... Je leur ai montré une fois comment faire, et il leur a fallu une dizaine de tentatives pour y arriver convenablement, chaque tentative étant attendue avec ferveur et l'échec permettant à tous de rigoler. A leur décharge, les poeles collaient et étaient trop incurvées, et le réchaud à gaz a fait régulièrement des siennes.

On a tous fini par manger nos crêpes, coupées à l'occasion en petits bouts souvent portés à la bouche avec des baguettes, crêpe franco-vietnamienne oblige.

Ce fut un moment vraiment agréable à partager avec eux, surtout en voyant le plaisir qu'ils y ont pris.

 

L'après-midi fut consacré à la visite de l'Orphelinat des Enfants de la Rue,qui avait déjà bénéficié de l'aide de Mékong quelques années auparavant, notamment avec la construction d'une fontaine à purifier l'eau et le don de matelas et de livres.

Le directeur de l'orphelinat nous a recu, comme à chaque fois avec un grand respect, pour nous faire part des besoins actuels de l'orphelinat. Celui-ci recoit désormais des subventions d'une association caritative américaine d'anciens combattants, leur permettant de rénover leurs batiments et de payer en partie les frais de nourriture et de scolarité des enfants ainsi que de l'association americaine MAPS. Mais un probleme de visa a cette annee retarde la venue d'une personne de cette association et une quinzaine d'enfants seront sans livres scolaires pour la rentrée, et donc dans l'incapacité d'étudier.

Nous allons donc la semaine prochaine aller acheter les livres nécessaires à ces orphelins, qui vivent dans de meilleures conditions que certains autres dans la rue mais qui se retrouvent à 34 pour 28 places,ce qui oblige certains (12 pour être précis) à dormir à 2 dans un lit d'à peine 1 place.

Cet orphelinat dispose d'un atelier pour former au métier de charpentier ou d'ébeniste les enfants ayant trop de retard scolaire.

Nous sommes désolés de ne pas mettre pour l'instant plus de photos en ligne mais le cyber-cafe a un petit probleme avec les connections USB, mais on se charge demain de mettre tout ca à jour une fois que toutes les photos seront mises sur CD.

 

Demain, rencontre avec les enfants parrainés et normalement achat avec eux de leurs fournitures scolaires et de vêtements.

Par PC - Publié dans : Mission 2006
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Samedi 12 août 2006 6 12 /08 /2006 16:43

Bonjour fidèle lecteur,

Chronique de la vie quotidienne à Hoi An : dans cet article je parlerai de la facon dont nous vivons ici à Hoi An. La vie ici est très différente de celle que nous avons en France, et nous souhaitons vous faire découvrir ce que peut être la vie à Hoi An.

Le climat: dans le centre, nous sommes actuellement en periode de mousson. Les températures sont élevées (25 degrés minimum) et les pluies fréquentes. Mais attention! Je ne parle pas des pluies qu'on peut trouver en France. Je parle de pluies très fortes (il pleut des hallebardes), qui arrivent sans prévenir (on s'est faits piégés plusieurs fois sans parapluie, qui d'ailleurs aurait été inutile), et peuvent durer entre 5 minutes et une journée! Ainsi, nous sommes arrives trempés lors de notre première reunion avec le lycée.

La circulation: comme vous avez pu le constater  dans nos articles (n'est ce pas fidèle ami lecteur), la circulation  au Viet-nam est chaotique, et c'est un  doux euphémisme. A Hanoi, nous avons ainsi frolé l'accident avec une moto pendant que Pierre-Charles conduisait (suite à un dépassement un peu ... osé). En effet, les Vietnamiens circulent essentiellement en motocyclettes (les fameuses "motorbike"), moyen de transport peu couteux.  Les voitures sont rares, réservées au Vietnamien aisé. Il faut s'imaginer des centaines de motos aux heures de pointe dans les grandes avenues de Hanoi, dans un concert de klaxons (oui le Vietnamien s'exprime avec son klaxon, qui peut  tout aussi bien signifier "Plus vite", "Serre à droite", "Attention", selon des nuances qui échappent aux oreilles occidentales).

Ci dessus: une rue de Hanoi

Surtout, si vous venez au Viet-nam, oubliez toute notion du code de la route francais: les dépassements par la droite (même en minibus dans une route etroite, à 90 km/h, sans éclairage de nuit (oui c'est du vécu)), les contresens, les demi tours, le dépassement de ligne continue (quand il y'en a) font maintenant partie de notre quotidien. (enfin, nous en sommes témoins) Un exemple: A Hanoi, les motos qui s'arrêtent aux feux rouges se font klaxonner!

La circulation à Hoi An est cependant plus calme qu'à Hanoi. Il y aurait encore beaucoup a dire sur la circulation, mais je dois m'absenter (nous devons rentrer a 22h chaque soir).

A bientot fidèle lecteur,

Jean-Paul

 

 

 

 

 

 

Par Jean-Paul - Publié dans : Le Viêt-nam
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Vendredi 11 août 2006 5 11 /08 /2006 11:18

Nous avons visité l'hôpital de Hoi An aujourd'hui.

 

Nous arrivons à 8h30 à l'entrée, et nous sommes accueillis par Mme Bich Van. Mme Bich Van est l'un de nos principaux contacts sur place, elle est la directrice adjointe du service de medecine interne, et ayant fait ses études en France, parle couramment francais. C'est donc elle qui traduira lors de la réunion avec M. Tam, le directeur du service.

Nous parlons des besoins matériels de l'hôpital, qui sont les suivants:

- un échographe, qui coute 8000 euros

- un appareil à oxygène qui coûte 1200 euros, et qui est leur besoin le plus urgent

- 3 glucomètres, 80 euros chacun

- un monitoring, entre 2400 et 4800 euros

- 40 draps (3 euros environ) et 40 matelas (15 euros environ)

Notre budget total (3300 euros environ) est très loin de suffire, d'autant que nous devons également consacrer une partie de cette somme au collège, au lycée, et à l'orphelinat. 

Par ailleurs, nous évoquons le sujet de la mission médicale. En effet, depuis plusieurs années, une équipe médicale complète (chirurgiens, anesthésistes, infirmier...) accompagnait la mission a Hoi An, pour accomplir des opérations a l'hopital. En 2005, l'équipe médicale s'est dissoute, et en reformer une s'est avéré une tache tres difficile (pour une semaine d'opérations, il faut réunir une équipe medicale et établir le programme plus de 6 mois à l'avance, selon les besoins à l'hôpital). Malgre tous les efforts du pôle médical, nous n'y sommes pas parvenus cette année, et faisons part de nos regrets au directeur et à Mme Bich Van.

Nous avons ensuite visité l'hopital. On est très loin de la qualité des soins en France: par exemple, les patients sont couchés sur des nattes posées sur des sommiers, parfois 2 par lit. 

 J'ai eu du mal à filmer ce que je voyais, même si c'est nécessaire pour que les gens en France comprennent la situation.

Les besoins sont criants: le bloc opératoire que nous avons visité comporte simplement une table d'opération sommaire, certains appareils sont hors d'usage...

Mme Bich Van nous a également montré les appareils et fournitures achetés par les missions Mekong précédentes:

des monitorings, un réfrigérateur pour les médicaments,draps, moustiquaires, télévision (les patients sont souvent immobilisés a l'hopital pour de longues périodes, sans leur famille)...

 

Nous avons également promis de leur donner les centaines de préservatifs que nous avons apportés.

Mme Bich Van nous a donné les dossiers des enfants parrainés, que nous rencontrerons dimanche matin. Les dossiers sont très inquietants sur la situation de ces enfants, nous vous en reparlerons apres la rencontre de dimanche.

 

 

 

 

 

Par Jean-Paul - Publié dans : Mission 2006
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Jeudi 10 août 2006 4 10 /08 /2006 13:31

Aujourd'hui, lever à 7h du matin pour prendre notre petit déjeuner! Nous enfourchons nos vélos pour aller chercher un restaurant sur le chemin de l'école. A 8h30 nous donnons notre deuxième cours aux collégiens, après avoir pour la première fois rencontré madame Bich Van. Le cours se passe merveilleusement bien, les enfants sont très attentifs et motivés. Le cours d'hier semble leur avoir plu puisqu'ils sont tous revenus, certains nouveaux se sont même rajoutés au groupe. Au programme: cours de vocabulaire au tableau. Chacun à tour de rôle nous dessinons objets, animaux, etc.  et les enfants doivent donner le nom en anglais, en francais puis essayer de former une phrase contenant ce mot. Les enfants répondent facilement en anglais, pour le francais c'est plus difficile, le niveau varie énormément d'un enfant à l'autre. Nous leur apprenons aussi la prononciation en les faisant répéter apres nous.

Ensuite, partie lecture, chaque membre de l'association prend un groupe d'élèves avec lui.Les enfants choisissent un livre que nous leur lisons phrase par phrase en francais avant de leur traduire en anglais, ce qu'ils ne comprennent pas. On peut leur expliquer aussi à l'aide des images. Personnellement, j'étais avec un groupe de quatre filles et je leur ai lu l'histoire des éléphants dans la savane africaine, ca leur a beaucoup plu et nous avons beaucoup ri. J'ai aussi pu remarquer l'assiduité avec laquelle elles suivaient mes explications, elles notaient tous les nouveaux mots de vocabulaire dans leur carnets. Pour les autres membres de l'association, cela s'est aussi très bien deroulé, certains ont même eu le temps de lire plusieurs livres, car les enfants comprenaient rapidement les textes.

Le prochain cours est samedi, nous avons prévu de leur faire un cours de cuisine sur les crêpes bretonnes, les élèves se sont eux même proposés d'amener tous les ustensiles.

La deuxième partie de la journée a été plus formelle avec la rencontre de la direction du lycée de Hoi An. Mais avant tout nous avons essuyé une averse en roulant en vélo jusqu'au lycée. Une experience à vivre une fois dans sa vie, certains d'entre nous on eu la chance de se voir prêter des k-way vietnamiens, sorte de sachet plastique transparent couvrant jusqu'aux genoux, d'autres pas!

La réunion au lycée s'est très bien déroulée, on nous a présenté le personnel du lycée avant de nous présenter nous mêmes et nous avons pu discuter des besoins du lycée, c'est à dire la reconstruction du laboratoire de langue détruit il y a 4 mois par un typhon. Nous avons ensuite visité l'ensemble du lycée et nous avons pu voir que le travail effectué par les mission précédentes (achat d'ordinateur, etc.) est toujours visible et leur sert tous les jours.

Finalement, chaleureusement et d'apres la coutume vietnamienne,  nous avons été tous invités au restaurant pour le diner. Le repas a été extrêmement copieux et riche en découvertes culinaires. Au cours de ce repas nous avons pu rencontrer de nouvelles personnes comme un dentiste de Hoi An. Le repas a été très jovial et nous a permis de discuter et sympathiser avec les personnes présentes.

Par Camille et Florence - Publié dans : Mission 2006
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Mercredi 9 août 2006 3 09 /08 /2006 05:59

Apres une longue nuit, la première passée sous une moustiquaire, nous nous sommes rendus à la réunion à laquelle nous avait conviés Mme Lien. Nous y avons rencontré Mr Ha Que, le directeur du collège Kim Dong, le collège que nous aidons depuis trois ans. Ensemble nous avons tenté de définir l'aide que nous allons apporter cette année. L'ambiance était plutôt détendue. Du café (très très) sucre nous a été servi ainsi que de nombreux fruits. Une fois de plus nous avons eu droit aux remerciements pour le travail effectué par les Mekongs des années précédentes. Les besoins cette année sont d'ordre materiel. Il faut notamment réparer ou acheter une dizaine d'ordinateurs pour le collège. C'est une priorité afin de garantir le bon niveau d'enseignement du college. Les élèves obtiennent les meilleurs résultats de la région malgré un besoin criant de renouvellement du matériel mis a disposition des collégiens. Le collège ne dispose toujours pas de connexion internet et doit reconstruire de nombreux locaux tels que la bibliothèque et le laboratoire de physique-chimie. Nous visiterons le collège accompagnés de Mme Lien pour bien évaluer les besoins. Nous avons bouclé la réunion sans objectifs chiffrés: nous préférons visiter l'hôpital, l'orphelinat (que nous pourrions recommencer à aider dès cette annee si nous jugeons qu'il en a besoin), le lycée et l'école primaire avant de fixer les enveloppes qui seront allouées à chacun cette année.
Suite à la réunion, nous nous sommes rendus dans une classe où nous attendaient une quinzaine d'élèves. Tous se sont levés à notre entrée et semblaient intimidés. Ils portaient l'uniforme du collège. Certains se sont présentés en francais, d'autres en anglais. Après avoir fait connaissance, nous avons improvisé quelques jeux pour leur apprendre le francais. Nous l'avons fait en petits groupes afin de faciliter l'échange. Le collège espère que notre séjour à Hoi An sera l'occasion pour ces élèves de discuter en francais et ainsi de progresser plus rapidement. Ils ont commencé à apprendre notre langue il y a quelques mois et nous devons passer par l'anglais pour leur enseigner quelques phrases et quelques mots. La tache n'est pas facile, pour eux et pour nous. Mais ils y mettent toute leur volonté. Nous avons été surpris par l'attention qu'ils accordaient à ce qu'on leur disait, et une fois en petits groupes ils ont pu participer plus facilement. Nous avons beaucoup ri ensemble. Ils n'hésitaient pas à blaguer avec nous (Iwan = e1 en anglais ...). Ces enfants de treize ou quatorze ans sont vraiment attachants.


A la sortie des cours nous nous sommes rendus à la poste pour envoyer des cartes postales et téléphoner. Ce n'était pas notre jour de chance: deux coupures d'électricité dans le quartier (ou peut être la ville entière) et une grosse averse. JP qui avait accompagne Mme Lien en moto pour acheter des appareils photos jetables nous a rejoint tout dégoulinant (ndlr : de pluie). Eh oui, il est si facile de se faire surprendre par une grosse averse en période de mousson.
Pour finir la journée nous avons loué des vélos. C'est ici le moyen idéal pour se déplacer: rapide, économique et ca nous oblige à faire un peu d'exercice (mais pas trop parce que "le sport c'est mauvais pour la santé" selon certains). Petite ballade nocturne dans la ville, en restant vigilant: les vélos ici ne sont pas équipés de lumières et il faut éviter flaques d'eau, nids de poule et les motos qui roulent parfois à gauche.

Par Iwan - Publié dans : Mission 2006
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Mardi 8 août 2006 2 08 /08 /2006 10:42

A notre arrivée à Hoi An, nous avons été accueillis par Mme Lien (les Vietnamiens ont l'habitude de s'appeler par leur prénom, comme nous nous appellerions Mlle Florence ou Mr Jean-Paul. Lien signifie Lotus. Les Vietnamiens donnent souvent des noms de fleurs à leur filles). Elle nous a rejoint en moto. Son sourire nous a fait plaisir, après plusieurs kilomètres de marche sous un soleil de plomb, chargés de nos bagages, à la recherche du collège Kim Dong, notre point de RDV. Nous y avons rencontré la sous directrice et un professeur. Ils nous ont offert à boire et ont souhaité avoir des nouvelles des équipes Mékong précédentes. Nous sentions que notre arrivée était très attendue à Hoi An, comme chaque année.

Après avoir fait connaissance, Mme Lien nous a emmené dans une maison d'hôte où nous avons été recus selon les règles de la chaleureuse hospitalité vietnamienne. La maison est très agréable. En son centre coule une raffraichissante cascade de verdure. Nous logeons à l'étage, dans deux chambres. Déjà les moustiques... Les autres pièces accueillent un autel ou brule de l'encens autour d'une statue bouddhiste et une table basse aves des coussins. Cette deuxième salle nous servira pour nos réunions que nous essaierons de faire avant deux heures du matin pour une fois. il va falloir se conformer au rythme local, lever 6h et coucher 22h (si possible).

Une fois installés, nous avons rapidement parcouru Hoi An. La ville n'a rien à voir avec Hanoi. Elle ne compte que 50.000 habitants. La circulation est beaucoup moins dense, les échoppes moins nombreuses. Elles vendent surtout des vêtements. Nous nous faisons moins souvent aborder dans les rues par les xe om (conducteurs de motos) ou les vendeurs...quoique l'une d'entre eux nous a retrouvé plusieurs rues plus loin. Apparement une règle à respecter: ne jamais donner ne serait-ce qu'un chewing-gum à un enfant; il risque de ramener sa bande de copains pour vous chiper ce qu'il vous reste. En ce moment, dans un cybercafé de la ville, je suis entouré de gamins qui surveillent ce que je fait à l'écran, dans l'espoir que je leur donne un petit autre chose. Même J-P n'arrive pas à s'en débarrasser. Les chewing-gums ce sera pour moi désormais.

Par Iwan - Publié dans : Mission 2006
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Lundi 7 août 2006 1 07 /08 /2006 09:17

Hier était le grand départ pour Hoi An, ville où, vous l'aurez compris, nous apportons notre aide.

Ce fut un long voyage, qui a duré en tout 16 heures...Et oui, c'est plus long de faire 600km ici que de faire Paris-Hanoi en s'arrêtant 3 heures a Moscou! Et les conditions ne sont pas tout à fait les mêmes...

On a d'abord commencé par chercher hier la gare routière de Hanoi, JP et moi.

On a pris une moto jusqu'à la gare, où l'on nous a indiqué qu'il nous fallait continuer sur le boulevard sur environ 1km. Pas de problème, on le fait à pied. Au bout de 15 min de marche sans gare routière, on commence à se poser des questions... On sort la carte de Hanoi , on suit cet immense boulevard du doigt et on voit effectivement au bout la gare routière... Ca semble plus a 4 ou 5 km qu'à 1, mais vu qu'on a déjà pas mal marché, on continue à pied.

45 min apres, nos jambes commencant à ressembler à du coton, on regarde à nouveau la carte. Il faut préciser tout de suite que ca servait à rien de le faire avant puisque ce boulevard n'avait encore croisé aucune rue digne de ce nom, impossible donc de se situer par rapport à un croisement. Donc au bout de ces 45 min de marche, on voit enfin un croisement pour se situer et ..... on avait fait la moitié seulement du boulevard! On en a déduit, un peu tard, que le plan ne devait pas respecter les échelles...

On reprend une moto, à trois sur la moto bien sûr, pour nous emmener jusqu'à cette fameuse gare routière. On avait effectivement encore du chemin...

10 min de moto et on arrive à la gare. Enfin, le gars s'arrête sur le boulevard devant la gare, à la limite de provoquer un immense carambolage, car d'autres types courent sur la route en notre direction, avec des cars derrière eux en plein milieu de la route.

Là j'ai douté. Je me suis dit: 1.On va se faire enlever 

2.Ils viennent nous prévenir que l'armée nous cherche ( on a parfois de drôles d'idées quand même...) 

3.Y'a eu un gros accident et ils viennent nous dire qu'il ne faut pas espérer avancer plus loin.

Finalement, ce n'était que des chauffeurs de cars qui avaient arrêté leurs montures en plein milieu du boulevard pour faire monter des étrangers avec eux. Ils étaient à la limite de se battre entre eux pour savoir qui nous parlerait en premier.

En rentrant dans l'enceinte de la gare routiere, on a compris pourquoi on attirait tant de convoitise: il n'y avait que nous comme étrangers. Les touristes prennent soit le train (cher et long), soit le car mis à disposition par leur hotel (très cher et long) soit l'avion (hors de prix).

Après avoir refusé des dizaines de fois de monter dans tel ou tel car, vers toutes les directions possibles, on a pu s'approcher des guichets et là on a appris la bonne nouvelle. Le voyage pour Da Nang coûtait seulement 150000 Dong (soit 7.5 euros, au lieu de 25 dollars par l'hôtel). C'est en plus un car climatisé, qui part à 17h et arrive à 5h du matin soit un temps et un confort identique à ce qui est proposé par l'hôtel, avec en plus le repas du soir compris dans le prix.

On a donc pas fait ce voyage à la gare routière pour rien!

On rentre à l'hôtel en moto, on annonce la bonne nouvelle aux autres et on va vite manger, une telle marche ca creuse.

Le car est parti le lendemain (le mardi) à 17h, l'heure prévue. On a évidemment dû refuser d'innombrables propositions, 5 étrangers avec des gros bagages se démarquant vite.

Ce voyage s'est dans l'ensemble bien passé, les bosses et les trous étant moins nombreux que ce que l'on avait imaginé, même si les reins l'ont quand même senti.

On a dû changer une fois de roue et il n'y avait que 5 personnes sans place, qui furent donc assises ou allongées par terre pendant les 14 premières heures.

On a bien mangé mais dans l'ensemble pas ou très peu dormi. Iwan a bien réussi à dormir, avec sur son épaule le visage lui aussi endormi de son voisin vietnamien. Mais je n'ai pour ma part pu somnoler que 2 heures en tout. Flo, Camille et JP ont eux aussi peu dormi.

Ce fut donc long, mais les paysages en valent la peine. On est passés des champs de bananiers aux rizières à perte de vue. On a aussi pu admirer Ninh Binh, connue pour être la baie d'Ha Long terrestre. On peut le confirmer, des "boules" de terre ou des morceaux de cailloux échoués, qui sortent du sol par milliers, même en plein milieu de la ville.

On a aussi pu contempler le lever du soleil, avec comme décors des montagnes dans les brumes, à tel point qu'il était difficile de distinguer réellement où s'arrêtaient et commencaient ces montagnes.

On est finalement arrivés à Da Nang vers 7h, soit avec 2h de retard, pour prendre d'affilée un autre car plus petit en direction d'An Hoi. Le trajet a duré environ 2 h, ce qui nous a fait terminer notre périple vers 9h. Ces 2 dernieres heures de voyage nous ont montre à quel point la pauvreté était criante. Jusqu'alors on était allés soit dans la capitale soit dans des lieux touristiques. Là on a pu voir l'état réel de la plupart du pays, et on a compris pourquoi notre venue était importante. Les enfants vivent dans la rue, où plutôt dehors sur des chemins en terre, dans des conditions d'hygiène inconnues en France. Les paysans qui n'ont que leur rizière, et dont la vie dépend seulement de la météo. J'ai encore en tête un petit garcon d'environ 5 ans en culotte, s'amusant à faire tourner autour de lui un bout de tissu déchiré comme s'il s'agissait d'un cerf-volant, avec à ses côtés sa petite soeur (enfin j'imagine) d'environ 2 ans qui était accroupie nue en train de faire pipi. Ou encore des gens qui dorment à même la terre.

Même si notre aide reste, à notre grand dam, de maigre ampleur par rapport aux besoins d'ici, on va faire notre maximum, c'est certain, et on réalise vraiment à quel point on se doit de donner. A quel point on est priviligié, et cela sans l'avoir mérité.

Par PC - Publié dans : Mission 2006
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Dimanche 6 août 2006 7 06 /08 /2006 12:35

Nous ne pouvions passer a cote de l'un des plus beau site du monde : la baie d'Ha Long au Viet Nam !

Apres quelques heures de voyage en bus, nous avons embarque du port de la ville d'Ha Long. L'embarquement sur le bateau fut a lui seul un periple. Charges de tous nos  bagages, nous avons du passer de bateau en bateau sur de simples planches larges de 30cm pour finalement arriver au notre. Nous avons ete recompenses par un bon repas servi sur le bateau.

 

 

La promenade en bateau dans la baie d'Ha Long a duré 4 heures.

 

 


En bateau sur la Baie de Halong
Vidéo envoyée par Duy86
Puis nous avons visite l'ile de Hang Dau Go ou nous avons pu admirer de gigantesques stalagmites et stalagtites. C'est sur l'ile de Cat Ba que nous avons dormi. La vegetation luxuriante de cette ile nous a frappe. Apres une nuit de sommeil perturbee par un orage violent, nous avons repris la petite route sinueuse menant a l'embarcadere. Quelle ne fut pas notre surprise quand nous vimes qu'un pan de la paroie rocheuse s'etait detache pendant la nuit.

 

Nous avons pu nous baigner dans la baie d Ha Long. Les plongeons depuis le bateau furent plus ou moins reussis. Heureusement le fond etait bas.

Nous serions bien restes plus longte mps pour admirer le paysage mais il nous fallait rentrer a Hanoi pour preparer notre depart pour Hoi An.

Par Iwan et Flo - Publié dans : Mission 2006
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